Si la voix du destin l’ordonne
Fais ce que te dit le destin
Si la voix du destin l’ordonne
Fais ce que te dit le destin
Toujours, toujours…
Que cet adverbe me dérange
Si j’ai toujours envie de coucher avec toi…
Que signifie ?
Pas « envie _tout le temps_ »,
j’espère, n’est-ce pas ?
Donc n’est-ce pas j’y pense
Et je ne le dis pas
Que je suis juste un petit peu
En équilibre un peu précaire
Désormais
Mais j’aime bien
Vois : j’ai quatre amants et demi
C’est singulier mon cher
Depuis le long moment
Que tu n’es plus ici
T’en étant allé te terrer de honte au bout de la terre
alors qu’avec toi, ça aurait fait cinq
Un compte bien plus rond
… et ennuyeux, peut-être ?
Ou bien dois-je désadouber mon tout dernier demi-amant ?
(Demi, car c’est un bon ami autant)
Dis-moi, sinon, si j’exagère
Par rapport aux tiennes
(Sur les tiennes reposent tes éternels problèmes
-étant donné que tu as l’air d’aimer, amen, faire _toujours_ pareil-
… tes affaires, elles, donc, toujours les mêmes…)
Mes propres légères petites affaires
Singulières
Toujours et inlassablement
Jamais partout pareilles
1er août 2026
Petit bonhomme
grand sorcier
Je m’époumone à te crier
La Vérité
La vérité
Est une rose
sur un dolmen
Pour donner l’heure éclose
(à Jean-Pierre Charnay)
Honey ohne love
my sweet little darling bab’
mon flacon de malt
ma joie bouchée
mon mignon Horace petit pot tout rond
mon dépuzzeleur
ma bonbonne de seltz
ma capsule intermédiaire
qui picore le bout de ma langue
le dessous de ma langue
les côtés de ma langue
Il m’aime tant
j’exploserais sans lui
mon monastère scaphandre
ma grenade bathyscaphe
mon plongeur de milles marins
mon alcoolière
je me le sers et je le bois
je le noie dans mon verre
mais sans eau
il est si pur
je vous prie sans eau
Mata Hari
Tata
Ou elle
Ou toi
Ou qui ou moi
La tante idiote
N’importe qui
Vieille abrutie
Radasse aigrie
Si elle n’était pas morte
Tarée
Poire flétrie
Vautrée sur tous les divans de Paris
Diva pourrie
Tu te croyais espionne
Géniale
De toi-même
Digne de sondage
Soprane enrouée
Entravée dans ton génie
Tu as voulu trop en savoir
Tu t’es noyée dans tes névroses
Voulu tâter de la psychose
Vaincre tes peurs par leur conscience
Mettre le rêve en esclavage
Essayer tous les sens et toutes les autres choses
Apprendre à jouer des profondeurs en javanais
Déboulonner quelques idoles
Danser sur des langues surlignées comme sacrées
Enflammées de filtres
Pour traquer le secret de Toi
Afin d’y explorer les dedans de l’après
La puissance du verbe
La clairvoyance subliminale
Plus la connaissance abyssale
En combinaison de cinglée
En prenant des substances fortes
Bouffonne, va
Tu as servi l’ennemi
Toi-même et ton après
Ton narguilé puait
Ta morgue exaspérait
C’était fatal que tu exploses
Au peloton de tes mélanges
Que la morgue expose
Ton cadavre olivâtre
Tes fastes attrais épris
De ta propre bêtise
Sale menteuse
Tes cigarettes t’ont grillée
Les cachets ne t’ont pas guérie
Et avant que tu la dissolves
Que tu ne te saches trahie
Incarcérée par ta propre parole
Entre le poids des mots et le choix de leurs dates
Vulgaire outrage à l’avenir
Prononcé sans même comprendre
Ce qu’, au juste, tu as pu dire
Et ta parole qui crée date
Dans un performatif glissant
D’une force implacable
Le Temps est écrit
Le Doute est en route
Et saute tente ans
Entre deux vrais entre deux vins et ses deux eaux
Ô la valve envenimée oh
Le formol qui sauve et survit
Temps de l’intempérance en lieu d’intempéries
Tu mens en souvenir du reste
Tu plussoies pour dire l’inverse
C’est l’alcool qui t’a tarie
Est-ce l’alcool qui t’a tarie
Ou est-ce la force qui passe sur ce qui t’attend de tout temps
Du jour où tu l’as pu prédire
Quand tu t’échapperais d’être enfermée
Comme une chape sans son plomb
Comme à l’HP devant la porte
Close aux drogues des pâturages
Comme une chaperonne sans chapeau
Sevrée de sève et de venir
Soûlée de devoir pour vieillir
Passer autre ou n’être personne
Qu’une actrice sans voile
À condition que tu racontes
Ton histoire et sa résonance
Sur le silence de tes doigts
Qui étaient démangés de griffonner
Des mémoires traîtresses à ta race
Car ta race
Tata
Mata
Papa
Mamie
Laquelle
A ri
Quel dommage de ne l’écrire
Sans l’intituler « Ton Combat »
Sans reductio ad humanum
Tu y as tout de même eu du mérite
Je le salue
Tu les as portés de si haut
Sans masque ou casque ou corde mais avec
Ton tact pour les faire atterrir
Dans leur réel insoutenable
Ton trac pour changer
Le crac de tes os
Pour mieux souffrir de les casser sans les maudire
Les flaques de tes efforts
Rabroués, battus, rabaissés, harcelés,
À ne cesser de vouloir t’abattre
Pour mieux battre ton don
Noyé dans des fils attachés
Emmêlés tels des algues vagues
Ventouses jusqu’au creux chétifs
Mais serrés au point qu’ils s’inscrivent
Au fond de tes chairs asservies
Du fond de tes mères obscènes
De tes pères à interner
Dans le noir intégral
Dans le vide absolu
Laissé vacant dans une pièce
Chez des muraines somnambules
Pleines de grâces
Amènes
Ô marraine sors et survis
Sois bénie contre tout espoir
D’un coup de pied au fond liquéfié du gouffre oh reviens auprès du bord
Reprendre souffle avant que les paix éternelles
T’entraîne tranquille à te taire
Pendant des messes molles
Fais ce que tu dois
Relis-toi
Relie-les
Ô, relie
Sans te liquéfier
Soit eux soit toi ne choisis plus
À présent que tu peux
Parler de ces merveilles
Prends forme et éclabousse
Prends part raconte et veille
Reste vigile et veuille
Te débattre pour débâtir
Enfin tout ton château de folle
Ainsi soit-il ainsi sois-toi ainsi soient-elles
Et à la tienne
Aux gens bons
Tellement mauvais qu’ils se croient bons
Ô confiture au pourceau d’Épicure
Oh confite hure oh pour sot dépit cure
Oh ta hure
Oh ta gueule
Si t’avais vu ta gueule
Et ta vraie gueule qui passe vers ton visage par ton estomac
Acide
Et si
Oh mais si tu es un cochon
Pardon je jauge : tu étais un cochon
Et oh là là tu auras beau
Laid que tu es
Prier, supplier, faire prier les autres, pleurnicher
À une injuste déraison
Oh ta hure mon vieux
Est écrite en plein sur ton front
Et les soies de ta face
Comment disais-je déjà ?
Du dis pardon ?
Oh oh oh !
Tu me fais rire
Tu as plus que raison,
mais ce n’est pas là la question
Je parlais d’une gent dégoûtante
Comme certaines gens précisément comme… toi
Quant à toi tout suintant
Ô vieux pitre et triste sire
On te ressent venir de très loin, de très bas
Qu’ai-je titré plus haut ?
Quel est l’état de ton jambon ?
De ta vie charcutière à l’ego crescendo ?
Pourceau, pourceau
Quoi non ?
Eh si !
Oh oh oh !
Allez bye, remballe ta barbaque et barre-toi
Ciao
Qu’est-ce qui se love là ?
Sont-ce des liaisons à la Verlaine
Ou des monstres tératogènes
Ou des métriques de bric et de broc
Mais exquises
Des petites pépites ludiques
Moyennement sadiques
Même assez tendres
Car très éprises
Qui croyaient prendre
Jusqu’à épuisement des stocks ?
Que diable
Que Dieu nous garde de l’apprendre
Ballade avec laquelle un tordu me promène depuis tant d’années :
Ma petite
Peste Chérie, que
Notre Seigneur tout Puissant te bénisse
Toi et tes deux fils
Et cetera
Et quasi idem
À chaque fois
Tous les ans chaque dimanche de Pâques
Mais ce dimanche malgré moi je mors ma laisse je tords ses laies enfin ravie à son mépris qui m’accapare et m’apparente et m’administre et m’admoneste et m’envie et m’avale et m’évite et m’attend et m’endort et m’admire et m’amertume et m’encolère et m’énerve et là lui envoie mon
Envoi :
Humbles mais francs mercis,
ô noble Patriarche !
🙂↕️
Je vous tire ma révérence
Qu’il en soit ainsi
aussi
pour votre Grandeur
bien découplée
🕴️
et toute votre descendance
🐣
Comme j’ai bien fait
De le laisser à ses projets
De non advenir
Car à présent je crée libre
8 juillet 2026
Qui nourrit l’IA ?
J’ai rêvé de rats
Tondus dans des cages
Fécondant un hamster femelle
Accouchant de mots gras
Croisés avec les bras
De travailleurs harnachés et crucifiés
Sur des écrans pleins de taches
Ayant pour tâche de donner
Leur âme à manger
À la machine
Des scribes suivis à la trace
Retraçant leurs idées
Combinées pour un esclavage
De la connaissance et du doute
Qu’en dis-tu, toi, de cette image ?
9 juillet 2026
Ballade avec laquelle un tordu me promène depuis tant d’années :
Ma petite
Peste Chérie, que
Notre Seigneur tout Puissant te bénisse
Toi et tes deux fils
Et cetera
Et quasi idem
À chaque fois
Tous les ans chaque dimanche de Pâques
Mais ce dimanche malgré moi je mors ma laisse je tords ses laies enfin ravie à son mépris qui m’accapare et m’apparente et m’administre et m’admoneste et m’envie et m’avale et m’évite et m’attend et m’endort et m’admire et m’amertume et m’encolère et m’énerve et là lui envoie mon
Envoi :
Humbles mais francs mercis,
ô noble Patriarche !
🙂↕️
Je vous tire ma révérence
Qu’il en soit ainsi
aussi
pour votre Grandeur
bien découplée
🕴️
et toute votre descendance
🐣
Comme j’ai bien fait
De le laisser à ses projets
De non advenir
Car à présent je crée libre
8 juillet 2026